Paroles – Né d'un cri | S. Alba

C'est pas qu'une track, c'est un cri dans la nuit
Quand la vie t'arrache tout, faut tenir, faut pas fuir
Quatre mois c'est fragile, c'est lourd, c'est la guerre
Mais j'suis resté debout, malgré l'enfer

Quatre mois dans l'game, tout a basculé d'un coup
Le doc parle bas, j'suis figé, j'vois flou
Elle peut lâcher, bébé aussi c'est chaud
Le cœur gelé, j'suis dans l'attente, les nerfs à bout

Les larmes coulent, j'suis bloqué, j'sais plus quoi faire
Ta main glacée, j'veux pas voir la lumière
Silence pesant, respiration qui s'arrête
Le temps s'fige, c'est la nuit, la peur en quête

À quatre mois on nous vole le souffle, ouais
Battements qui s'essoufflent, on tient la route à bout de bras
T'étais ma reine, mon tout, ma lumière, ma foi
J'criais dans le vide : non, reste, bats-toi

Même sans te voir, j'te sens dans mes veines
Silence qui parle, douleur qui saigne
Branchée à la vie, elle fight pour survivre
Moi j'suis là, solide même quand ça vire

Jamais loin, jamais faible, j'suis le pilier
Un père qui tient, jamais prêt à lâcher
L'amour c'est pas fuir, c'est rester debout
Quand le monde s'écroule, j'suis là, j'te le cloue

Elle est née trop tôt, mini guerrière dans l'game
Machines, alarmes, et moi j'veux juste qu'elle m'aime
Corps brisé mais âme de feu, maman qui tient
Deux battantes, deux cœurs qui défient la fin

T'es née d'une reine, d'un cri, d'une guerre silencieuse
Chaque souffle payé au prix d'une douleur précieuse
N'oublie jamais d'où tu viens, t'es pas qu'une enfant
T'es la victoire, la force, l'espoir qui brûle au fond

Petite étoile derrière la vitre, fragile mais là
Chaque battement une victoire sur le trépas
J'te parle en secret, j'te jure qu'on tiendra
T'as fait de moi un père avant même que j'te voie là

Et toi mon amour, j'te l'ai pas dit assez
J'ai cru t'perdre, mon monde a failli s'effacer
J'ai prié, pleuré, crié dans l'obscur

Sans toi j'suis rien, t'es ma lumière pure

À quatre mois j'ai failli perdre ce que j'aime
Mais vous avez choisi d'rester malgré la peine
Toi marquée, elle fragile mais vivante
Vous êtes mon cœur, mes filles, ma force brûlante